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ARTICLE du 12/05/2007 17:06:01 Premières réflexions sur l'enseignement
Je m’appelle Isabelle Chartier, et je termine ma maîtrise en histoire de l’art. C’est la discipline que j’aimerais enseigner au Cégep. Je n’ai pas encore beaucoup d’expérience en enseignement : j’ai fait une correction de cours à l’université et je donne quelques cours particuliers (tutorat en histoire-géo et en français).
Enseigner, c’est transmettre des connaissances et des méthodes d’apprentissage et d’étude. Un bon enseignant stimule ses élèves et les amène à être curieux et à se poser des questions. Selon moi, le plus important dans l’enseignement est de motiver et d’encourager les étudiants, de les intéresser le plus possible à la discipline et de contribuer à leur ouverture d’esprit.
Apprendre, c’est vivre (!)
Au secondaire, j’aimais surtout les discussions de groupe et les échanges d’opinions. J’aimais quand les professeurs nous demandaient notre avis et nos réflexions par rapport à un sujet.
Connaître les différentes méthodes d’enseignement permet au professeur de préparer un cours original, adapté selon le groupe, la matière et les objectifs visés. Cela permet aussi de varier d’un cours à l’autre, d’une année à l’autre, et de garder l’enseignant aussi motivé que les étudiants !
Une bonne culture générale s’impose pour étudier l’histoire de l’art : cette discipline regroupe l’histoire et les arts, mais aussi la littérature, la philosophie, l’archéologie, la sociologie, la psychologie, et bien d’autres domaines. C’est un véritable champ multidisciplinaire, ce qui peut parfois poser problème.
Traditionnellement, l’histoire de l’art s’enseigne de façon magistrale : le professeur présente les principaux artistes et mouvements artistiques, en expliquant le contexte de création et en enchaînant les notions théoriques. Je pense que cette façon de faire est essentielle, mais qu’elle peut être « démocratisée ». On pense souvent que l’histoire de l’art est un domaine élitiste, snob et même (je n’aime pas le dire) « inutile » … cette vision peut être corrigée.
Un bon professeur peut amener des élèves de différentes disciplines à en apprendre sur l’art sans que cela devienne un fardeau. Plusieurs étudiants, dans un cours d’histoire de l’art, se sentent immergés d’informations qu’ils ne savent pas toujours mettre en relation.
L’art peut être un métier comme il peut être un divertissement. Je pense que l’enseignement de l’histoire de l’art devrait amener les étudiants de tous horizons à comprendre et à s’interroger sur l’importance de la culture, autant dans l’histoire des civilisations qu’au sein de leur société.
L’enseignement de l’histoire de l’art fait nécessairement appel aux TIC : il est difficile de parler d’œuvres d’art sans les avoir sous les yeux. Les diapositives sont généralement utilisées dans les cours, mais je trouve qu’un exposé sur PowerPoint est beaucoup plus efficace : cette technique évite de revenir en arrière et de perdre du temps à chercher une image. Puisque les cours sont souvent très théoriques, je ne me souviens pas d’avoir vécu une utilisation des TIC significative. Je pense qu’une bonne présentation, préparée avec soin selon des objectifs donnés, reste le meilleur moyen (du moins pour l’instant, je changerai sans doute d’avis en découvrant différentes méthodes d’enseignement avec les TIC !)
Selon moi, toutes les théories de l’apprentissage ont des bons côtés et des mauvais côtés. Je doute fort qu’elles sont universelles et qu’elles s’appliquent à chaque individu. Il est important de les connaître pour pouvoir cerner les besoins principaux des étudiants, et de s’adapter à leurs capacités d’apprentissage (en fait, ce serait dans un monde parfait, car cette idéologie s’applique sans doute difficilement : je doute qu’un enseignant puisse facilement déterminer les traits psychologiques de chaque élève…). Chose certaine, chaque individu est stimulé et apprend différemment.
Je considère qu’un professeur doit être présent pour l’étudiant et doit l’encadrer. Les théories constructivistes, béhavioristes et cognitivistes s’appliquent sans doute bien dans le cadre de l’enseignement au primaire et au secondaire, étapes essentielles dans le développement d’un enfant. Les théories humanistes s’appliquent mieux, selon moi, dans un contexte où les étudiants sont adultes.
Ce sont mes premières réflexions. Elles peuvent changer dans les mois à venir !
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